22.09.2009
Number One de Zakia Tahiri
"Number one" de Zakia Tahiri sort sur les écrans de cinéma le 23 septembre 2009.
Pour la 1ere fois en France, ce film 100% marocain aborde dans une comédie pétillante des sujets sensibles tels que l'égalité homme femme, la place de la femme dans la société, mais aussi dans le monde du travail, la réforme de la moudawana (code de la famille au Maroc réformé en 2004) ...
Number One dépeint un Maroc en mouvement, où les lois changent, les traditions s'effritent et les esprits s'éveillent.
Il a remporté un franc succès au Maroc lors de sa sortie en novembre dernier et a reçu le 1er prix du Jury Cinestival le 12 juin dernier à Marseille.
Number One défend des valeurs importantes non discriminatoires, sur le droit des femmes et sur la différence, c'est avant tout une histoire d'amour, une redécouverte de l'autre, une histoire au delà des frontières et des cultures.
A découvrir en salle dès le 23 septembre !
20:42 Ecrit par Sonia Bressler dans Actualité(s) / Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes 3000, association, onu, ong, femmes, histoire, actualité
19.09.2009
De nouvelles implantations pour les incubateurs Pionnières!
Nous avons le grand plaisir de vous annoncer la création de Nord Pionnières.
Le lancement officiel de Nord Pionnières aura lieu à Lille, le 14 septembre 2009 au salon "Créer 2009" en présence de Madame Frédérique Clavel, Présidente de la Fédération Pionnières, et de Monsieur Jean-Luc Perat, Président du Réseau des Ruches du Nord et Député du Nord.
Vous souhaitez lire le communiqué de presse : cliquez ici!
20:00 Ecrit par Sonia Bressler dans Actualité(s) / Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes 3000, association, onu, ong, femmes, histoire, actualité
16.08.2009
Des noms de femmes pour nos rues : aujourd'hui, Louise Weiss
Voici le sixième et dernier volet de l'article qu'Alain Fernagut a consacré aux femmes qui ont donné leur nom à des rues d'Armentières. Aujourd'hui, Louise Weiss.
La rue Louise-Weiss a vu le jour en 2004, en même que les rues de Litomerice et Maurice-Schuman, formant ainsi un ensemble de 79 maisons. Elle fut construite à l'endroit où se trouvaient auparavant des friches industrielles, soit la filature La Cotonnière et l'usine textile Dufour-Lescornez. Cette rue était la 219e rue d'Armentières et la cinquième à se voir attribuer un nom de femme. Ce qui fait que 56,82 % des rues portent des noms de personnalités masculines, et seulement 2,27 % des noms de personnalités féminines (40,91 % d'entre elles portent d'autres dénominations).
Journaliste et féministe
Louise Weiss est née à Arras en 1893 et décédée à Paris en 1983. Elle était une journaliste et féministe française. À l'âge de 21 ans, elle fut reçue à l'agrégation de lettres. Infirmière pendant la Première Guerre mondiale, elle fonda et dirigea l'Europe nouvelle (1918-1934), une revue de politique internationale, dans laquelle elle défendait la paix et la coopération entre les peuples. Après 1918, partisane de la Société des Nations, elle appuya la politique de rapprochement avec l'Allemagne initiée par Aristide Briand, prônant, comme ce dernier, la création des États-Unis d'Europe.
Déçue par la SDN et inquiète de la dégradation de la situation internationale, elle quitta l'Europe nouvelle en 1934 pour se consacrer à une autre cause, celle des droits des femmes. Elle fonda la Femme nouvelle, un mouvement féministe qui revendiquait essentiellement le droit de vote pour les femmes.
À partir de 1942, elle entra dans la Résistance, sous le nom de Valentine. Après la guerre, et jusqu'à la fin des années 1960, elle multiplia les voyages dont elle rapporta des films documentaires et dont elle tira des récits. Élue au Parlement européen en 1979, elle fut la doyenne de cette Assemblée.
Une oeuvre importante
Louise Weiss a laissé une oeuvre importante : des romans (La Délivrance, 1936 La Marseillaise, 1945-1947 Sabine Legrand, 1951 Dernières Voluptés, 1979), des pièces de théâtre, des essais, des récits de voyage et des mémoires (Mémoires d'une européenne, 1968-1976).
La fondation Louise Weiss, créée en 1971, attribue chaque année un prix destiné à récompenser un individu ou une institution « ayant contribué à l'avancement des sciences de la paix, à l'amélioration des relations humaines et aux efforts en faveur de l'Europe ». •
12:20 Ecrit par Sonia Bressler dans Droit des femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix
11.08.2009
Des noms de femmes pour nos rues
Voici le troisième volet d'un article d'Alain Fernagut consacré aux rues d'Armentières qui rendent hommage aux femmes.
Rue Hélène-Boucher De nombreuses rues du quartier Île de Flandre à Armentières portent des noms évoquant l'aviation. Les premières qui furent construites sont la rue de Messines prolongée et l'avenue Nationale en 1885, devenues respectivement rues Raimond-Lis et Védrines en 1936. Puis, ce furent l'avenue Jules-César en 1901 et la cité Biébuyck en 1911, appelées rue Roland-Garros en 1936 et la rue Coli en 1960. Enfin, la rue Guynemer ouverte en 1930, et la rue Marc-Bonte en 1931, dénommée rue Nungesser elle aussi en 1936. Aussi, en 1963, quand ce quartier vint s'agrandir d'un ensemble de quatre rues, il fut tout naturel de leur donner des noms d'aviateurs célèbres. Elles furent baptisées « Montgolfier », du patronyme des deux frères, Joseph et Étienne, inventeurs des premiers aérostats « Jean Mermoz », le premier à faire la double traversée de l'Atlantique Sud en 1933 « Antoine de Saint-Exupéry », aussi écrivain, qui disparut au large de la Corse en 1944 lors de la Seconde Guerre mondiale et « Hélène Boucher ».
En 1963, Armentières comptait 172 artères 98 portaient des noms d'hommes et Hélène Boucher était le deuxième nom de femme donné à une de ses rues. Il y avait bien eu la rue Jeannette, ouverte en 1911, mais débaptisée en 1936, comme de nombreuses rues le furent cette année-là au profit de la rue des Sports.
On ne sait pourquoi mais il se peut que cette Jeannette-là n'était pas un nom de femme célèbre, mais plutôt le prénom de l'épouse de celui qui créa la rue.
Et que penser si l'on avance qu'une « jeannette » est aussi une planche à repasser, ou encore une croix d'or suspendue au cou... Hélène Boucher est née le 23 mai 1908 à Paris et décédée le 30 novembre 1934 à Guyancourt (Yvelines). C'est en juillet 1930, à Orly, qu'elle grimpa pour la première fois dans un biplan à deux places, un De Havilland Gipsy Moth, pour faire un baptême de l'air. Elle fut tellement enthousiasmée qu'elle ne quitta plus l'aviation. Elle passa son brevet de pilote, qu'elle obtint le 20 mars 1931, puis son brevet de transport public en juin 1932.
Elle enchaîna alors les compétitions et les raids. Embauchée chez Caudron-Renault, elle se spécialisa dans les records de vitesse qu'elle pulvérisa méthodiquement. Mais le 30 novembre 1934. lors d'un vol d'essai, son appareil, un Caudron Rafale, passa sur le dos à l'atterrissage et s'écrasa. Elle fut tuée sur le coup.
Source La Voix du Nord
11:13 Ecrit par Sonia Bressler dans Droit des femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix
09.08.2009
"Le combat pour le droit des femmes est universel"

INTERVIEW - La secrétaire d'État à la Famille a eu vendredi un entretien téléphonique avec Loubna al-Hussein, la journaliste soudanaise qui risque 40 coups de fouet pour avoir porté un pantalon.
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LE FIGARO. - Pourquoi avez-vous pris contact avec Loubna al-Hussein ?
Nadine MORANO. - Le droit des femmes fait partie de mes compétences et à ce titre j'avais pris connaissance de sa situation. Lorsque les femmes se lèvent avec courage comme Loubna et disent non aux violences et à l'injustice, quand elles réclament l'égalité, il faut être à leurs côtés. Son combat juste et légitime dépasse les frontières. C'est tout le sens du soutien de la France, que le président de la République lui a clairement exprimé. Le combat de Loubna n'est pas seulement le sien. Elle se bat pour des milliers de Soudanaises, et elle se bat aussi pour le respect de l'article 1 de la Constitution intérimaire de 2005, qui affirme la dignité, l'égalité, la justice, le respect des droits de l'homme et des libertés. Loubna Ahmed al-Hussein veut aussi démontrer que l'article 152 du Code pénal soudanais, qui punit de la flagellation une femme pour le port de pantalon sous prétexte d'atteinte à la décence publique, n'est pas conforme à la Constitution. Voilà pourquoi la France sera toujours à ses côtés.
Le Soudan n'est pas le seul pays où le droit des femmes n'est pas respecté…
Nadine MORANO. Le combat pour les droits des femmes est quotidien et universel. Et on ne peut que se réjouir de l'implication personnelle du président de la République sur ce sujet. On gagne en efficacité lorsque les hommes sont à nos côtés ! Quand on a mené ces combats-là. Loubna al-Hussein me fait penser à Louise Michel, à Olympe de Gouges, à Pauline Kergomard, la première femme membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique. Savez-vous que le Code Napoléon interdisait, lui aussi, le port du pantalon aux femmes ? Cet article n'a été supprimé qu'en 1909. Et encore, le nouveau texte autorisait le pantalon à condition que l'on tienne à la main une bicyclette ou un cheval… En France, à l'époque, «les mineurs, les femmes mariées, les criminels et les malades mentaux» n'avaient aucun droit juridique. Et, plus près de nous, j'avais 2 ans, en 1965, quand les Françaises ont eu le droit d'ouvrir un compte en banque à leur nom. Mais des combats, il y en a d'autres à mener. En France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon. Je souhaite que l'on enseigne dès l'école aux petits garçons que l'on n'a pas le droit de porter la main sur une femme, mais aussi que l'on expérimente le procédé du port du bracelet électronique pour les conjoints violents comme en Espagne. C'est un débat que je souhaite porter au niveau du gouvernement.
Les pressions exercées par l'Occident ne risquent-elles pas de se révéler contre-productives ?
Nadine MORANO. Au contraire, la pression internationale peut amener à réfléchir, voire à infléchir une situation, on l'a déjà vu. Loubna a besoin d'une mobilisation internationale, a besoin des médias, qu'elle souhaite d'ailleurs remercier pour leur aide. Tout en respectant sa souveraineté, il est toujours intéressant d'amener un pays à s'interroger sur l'application de sa propre Constitution, sur la ratification des conventions internationales qu'il a signées et leur mise en application. Nous devons sensibiliser le Soudan pour qu'il signe et ratifie la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.
L'avez-vous invitée à Paris ?
Nadine MORANO. Elle envisage de se rendre à Paris, mais pas dans l'immédiat. Je lui ai dit que je l'accueillerai avec un grand plaisir avec une délégation de femmes de tous horizons, au-delà des clivages politiques. Notre engagement à toutes dépasse ces horizons !» Le pantalon de Loubna divise le Soudan
Propos recueillis par Pierre Prier
Source Le Figaro
20:05 Ecrit par Sonia Bressler dans Droit des femmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix
05.08.2009
Femmes3000 Japon

En consultant le site internet Femmes 3000, vous avez probablement constaté qu’une version japonaise de notre site est en ligne : cliquer ici
Elle a été développée par Philippe Berthet, partenaire de Femmes 3000, un français qui depuis 40 ans fait de la promotion d’activités françaises au Japon. Philippe Berthet connaît bien Pierre NOEL, notre contact au Sénat.
Ce site Femmes 3000 Japon répond à un triple objectif :
1. Faire connaître au Japon, de manière globale, la Fédération Femmes 3000, son rôle en France et ses principales activités.
Des informations de bases sont déjà sur le site et elles seront complétées par l'édition régulière d'articles sur les membres de la fédération qui s'intéressent au Japon.
Pour y participer, veuillez envoyer vos informations directement à Philippe Berthet.
2. Permettre aux femmes Japonaises de participer aux activités de l'association, soit directement, soit en se regroupant au sein d'une Association "Femmes 3000 Japon" dont nous étudions la création.
3. Permettre aux membres français de la Fédération de développer leurs activités professionnelles au Japon. Philippe BERTHET vous propose ainsi 3 options :
· Option A - vous réaliser un mini-site internet en langue japonaise sur votre société et sur les produits que vous souhaitez vendre au Japon. Ce site sera réalisé en collaboration avec vous.
Forfait de 250 EUR HT
· Option B - faire votre promotion via les réseaux dont il dispose. Prix : consulter Philippe BERTHET
· Option C - mettre en vente vos produits via un site de vente géré par un de ses partenaires japonais. Prix : consulter Philippe BERTHET
La promotion au Japon de la fédération Femmes 3000 (points 1 et 2) est bien entendu faite de manière bénévole par Philippe BERTHET.
07:57 Ecrit par Sonia Bressler dans Actualité(s) / Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix
29.07.2009
Les femmes cadres n'ont pas le moral
Les réseaux de femmes cadres ont confiance dans le futur du Business ?
L’institut LH2 a publié un sondage intéressant sur le niveau de confiance des femmes cadres en l’avenir de leur carrière professionnelle.
L’évolution de leur vie professionnelle,en tant que cadre femme,est jugée…sans grandes perspectives.
Selon l’étude,les désespérées et les résignées représentent plus de 55 % des cadres femmes sondées!
08:29 Ecrit par Sonia Bressler dans Femmes & Entreprises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix
27.07.2009
Parité économique : pour Nadine Morano, les quotas sont un "mal nécessaire"
Dans un rapport remis le 8 juillet au ministre des relations sociales, Xavier Darcos, Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, propose que la loi impose, d'ici à six ans, un quota de 40 % de femmes dans les conseils d'administration des entreprises publiques et des sociétés cotées en Bourse. Ce document est le rapport préparatoire de la concertation sur l'égalité professionnelle qui interviendra à l'automne. Pour Nadine Morano, la secrétaire d'Etat à la famille et à la solidarité, "il faudra bien passer" par les quotas.
Etes-vous favorable à l'instauration d'un quota de femmes dans les conseils d'administration ?
Par nature, les quotas m'ont toujours choquée, mais ils constituent un mal nécessaire. Il ne faut évidemment pas préjuger des consultations qui seront engagées à l'automne par Xavier Darcos, mais je pense sincèrement qu'il faudra en passer par là. Aujourd'hui, il y a moins de 10 % de femmes dans les conseils d'administrations des entreprises du CAC 40. Il faut donc être plus volontariste ! Il est toujours difficile, on l'a vu lors de l'instauration de la parité politique, de dire à un sortant qu'il doit quitter une instance parce qu'on a décidé d'y imposer une femme, mais les choses doivent bouger.
Ce système s'inspire de la parité politique inscrite dans la Constitution en 1999. Quel bilan en tirez-vous ?
En France, nous sommes encore loin de la parité : l'Assemblée nationale ne compte que 18,5 % de femmes, le Sénat 21,8 % ! Mais la loi sur la parité a permis de transformer les collectivités locales comme les conseils régionaux ou les communes de plus de 3 500 habitants, grâce à une alternance obligatoire homme-femme dans les scrutins de listes. Conseillère régionale de Lorraine depuis 2004, j'apprécie le fonctionnement de cette assemblée qui est à l'image de la population : l'atmosphère y est plus apaisée et l'ambiance studieuse et cordiale.
Que répondez-vous à ceux qui disent qu'ils ont du mal à trouver des femmes ?
Qui peut dire que le vivier n'existe pas ? Les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons et réussissent mieux leurs études supérieures qu'eux... A la fin des années 1990, lorsque l'on a imposé la parité politique, on disait aussi que les partis auraient du mal à trouver des femmes, et ils en ont trouvé ! Les femmes s'intéressent à la politique, tout comme à leur carrière professionnelle, mais aller à l'Assemblée nationale trois jours par semaine, assister à des séances de nuit et avoir des enfants, c'est très compliqué. Il faut la compréhension de son conjoint et le partage des responsabilités des enfants.
Nous devons donc donner aux femmes les moyens de concilier vie familiale et vie professionnelle, voire vie politique : c'est la condition même d'une égalité concrète hommes femmes.
Comment expliquer qu'en l'absence de contrainte, la féminisation des instances de décisions soit si lente ?
Le principe des quotas, qu'il concerne les conseils d'administration ou les assemblées politiques, ne saurait suffire : c'est la place de la femme dans la société qu'il convient de faire évoluer, que ce soit à l'intérieur du couple et de la famille, bien sûr, mais aussi dans la vie professionnelle ou sociale. Des dispositifs existent qui permettent de transformer les mentalités : 46 entreprises comprenant 800 000 salariés se sont engagées à travers un label Egalité, et la Charte de la parentalité a été signée par 120 entreprises qui s'engagent à une meilleure conciliation vie familiale vie professionnelle, pour près d'un million de salariés.
Le gouvernement s'est engagé dans un grand plan de développement des modes de garde très diversifiés pour encourager notre natalité. C'est près de 1,3 milliard d'euros qui y sera consacré. Car si la France est championne d'Europe de la natalité, il faut pour cela deux conditions : un taux élevé d'activité des femmes - il dépasse 82 % chez les 25-49 ans - et des modes de garde développés. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, le taux de natalité est faible, comme c'est le cas en Allemagne ou en Italie, où les femmes sont obligées de choisir entre travail et maternité.
Nicolas Sarkozy a annoncé en février une réforme du congé parental. Où en est-on ?
Le Haut Conseil à la famille est saisi, il devra faire des propositions au gouvernement. L'enjeu est important : sur les 580 000 parents qui prennent un congé parental, seulement 1 % sont des hommes et près d'un parent sur deux déclare avoir pris un congé parental faute d'avoir trouvé un mode de garde adapté. Je souhaite que les parents disposent d'une véritable liberté de choix et qu'il y ait également un vrai partage des rôles. Il faut aider les femmes en congé parental à revenir plus facilement à l'emploi : on constate que ce congé se révèle trop souvent une trappe à chômage ou un frein à la carrière des femmes, ce qui est injuste.
Dans les pays scandinaves, une partie du congé est perdue si le père ne le prend pas : c'est une piste qui mérite d'être étudiée. Il faut que l'éducation des enfants et les tâches ménagères soient mieux partagées entre les hommes et les femmes. L'égalité doit commencer dès l'enfance par l'éducation : c'est aux mères à préparer les hommes de demain.
Article paru dans l'édition du 17.07.09.dans le journal Le Monde
12:09 Ecrit par Sonia Bressler dans Actualité(s) / Agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes3000, ong, onu, action, femmes, sciences, prix
25.07.2009
L'idée d'un quota de femme à la tête des entreprises progresse
Faut-il imposer des quotas de femmes dans les conseils d'administration des entreprises ? C'est ce que propose Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales, dans un rapport sur l'égalité professionnelle qu'elle devait remettre, mercredi 8 juillet, au ministre du travail, Xavier Darcos. "Faire entrer les femmes dans les instances de décision se justifie simplement parce qu'elles sont présentes, bien formées, prêtes à s'investir et que les compétences n'ont pas de sexe", souligne-t-elle.
En mars, le gouvernement lui avait demandé de préparer la concertation sur l'égalité professionnelle que Nicolas Sarkozy a promise pour l'automne. Pour briser le "plafond de verre" qui empêche les femmes d'accéder aux responsabilités, elle propose d'imposer 40% de femmes dans les conseils d'administration et de surveillance des entreprises publiques et des sociétés cotées en Bourse. Il faut, écrit-elle, "casser une logique de recrutement quasi exclusivement masculine, qui ne varie pas au cours du temps".
Actuellement, les femmes sont sous-représentées dans les instances dirigeantes des entreprises: en 2009, les conseils d'administration du CAC 40 comptaient seulement 10,5% de femmes. Lorsque l'on prend en compte les 500 premières sociétés françaises, la part des femmes tombe à 8%: 60% de ces entreprises sont dirigées par un conseil d'administration exclusivement masculin. Il y a actuellement une "invisibilité des femmes dans les instances de décision", conclut le rapport.
Brigitte Grésy propose donc de s'inspirer du modèle norvégien. Dénonçant l'existence d'un "club d'hommes" à la tête des entreprises norvégiennes, le gouvernement a imposé des quotas dans les conseils d'administration: les entreprises publiques (en 2004) et les sociétés cotées (en 2006) ont été priées d'accueillir 40% de femmes dans leurs instances dirigeantes. Les résultats ont été atteints sans difficultés: les pouvoirs publics n'ont même pas eu besoin d'utiliser la dissolution, la lourde sanction prévue par la loi.
Pour Brigitte Grésy, il est temps d'appliquer ce système à la France. "Les entretiens menés par la mission ont permis de constater une évolution sensible de l'opinion des responsables, y compris dans les milieux patronaux, souligne-t-elle. Le conseil d'administration de l'Institut français des administrateurs a ainsi voté en mars 2009 une résolution favorable à l'instauration d'actions positives par le législateur." Les quotas seraient d'autant plus opportuns, selon elle, que la féminisation des instances dirigeantes stagne depuis plusieurs années.
D'ici à six ans, Brigitte Grésy propose donc d'imposer 40% de femmes dans les conseils d'administration et de surveillance des entreprises publiques et des sociétés dont les titres financiers sont admis aux négociations sur un marché réglementé. Seules les sociétés comptant plus de 1000 salariés seraient concernées, ce qui représenterait environ 700 entreprises. Pour qu'elles commencent dès aujourd'hui à recruter des femmes, une première échéance, à deux ans, leur imposerait 20% de femmes. En cas de non-respect de ces obligations, les nominations faites au mépris de la mixité seraient annulées.
Cette proposition s'inspire du modèle de la parité politique inscrit dans la Constitution en 1999: depuis lors, la loi oblige les partis, lors de certains scrutins, à prévoir une alternance hommes-femmes sur les listes de candidats. Pendant une petite décennie, cette contrainte a été réservée au seul monde politique mais la réforme constitutionnelle de l'été 2008 a autorisé le législateur à l'imposer à la sphère économique: "La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités professionnelles et sociales", note désormais la Constitution.
La proposition de Brigitte Grésy sera sûrement soutenue par la rapporteure de l'Observatoire de la parité: en mars, la députée (UMP) Marie-Jo Zimmermann, qui est à l'origine de la réforme constitutionnelle sur la parité économique et sociale, avait déposé une proposition de loi allant dans le même sens. Le Medef, en revanche, sera sans doute partagé, même si sa présidente, Laurence Parisot, s'est déjà déclarée favorable à l'instauration de quotas.
Pour Tita Zeitoun, commissaire aux comptes et présidente d'Action de femmes, une association fondée en 1997 afin de féminiser les conseils d'administration, la proposition de Brigitte Grésy est une bonne nouvelle. "L'objectif de 40% peut servir de marchepied à beaucoup de femmes, estime-t-elle. Il y a un vivier de dirigeantes qui ont les compétences nécessaires, mais les hommes étaient là avant elles et ils ne veulent pas céder leur place. Il est pourtant dommage de se priver de 50% des talents humains!".
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23.07.2009
La minijupe fête ses 45 ans dans la sérénité
La minijupe fête ses 45 ans. Si elle fit scandale à ses débuts, elle a su s’imposer et survivre aux aléas du temps et de la mode.Décriée, huée, parfois illégale, provocatrice, étendard du féminisme et objet de fantasme masculin, la minijupe fêtera bientôt son 45e anniversaire. Elle continue d’habiller les femmes et de révéler leurs jambes.
On doit sa naissance à la jeune couturière anglaise Mary Quant. Elle porta la première « mini skirt » au début des années 60, ainsi baptisée en référence à sa voiture préférée. Si Suzanne Lenglen, joueuse de tennis, affichait déjà une jupe au-dessus du genou pendant les Jeux olympiques d’été de 1920 et si les années 1950 ont vu la jupe se raccourcir, la règle de 10 cm sous les fesses reste une révolution. Inaugurée par l’entourage de Mary Quant, la minijupe séduit peu à peu des célébrités, à l’instar du mannequin Twiggy. L’Hexagone la découvre dans la collection printemps-été 1965 du célèbre couturier André Courrèges qui avait lancé sa propre maison quatre ans plus tôt. Elle est aussitôt adoptée par les stars de l’époque : Françoise Hardy, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, vite imitées par une grande partie des jeunes Françaises. En 1966, 200.000 minijupes ont déjà été vendues en France.
La grande controverse
Malheureusement, quand les genoux prennent l’air, cela suscite quelques colères. Les parents y voient provocation et indécence. Les adolescentes y trouvent une forme de liberté et d’affirmation de leur féminité. Divers scandales opposent pro et anti-mini. Noëlle Noblecourt, présentatrice de l’émission Télé Dimanche sur l’ORTF, en fait les frais dès 1964. Elle est licenciée pour avoir découvert ses genoux sur le petit écran. En 1967, à la suite de 18 arrestations pour agression, le préfet de police de Paris s’adresse aux jeunes femmes : « Ne tentez pas le diable par votre tenue vestimentaire. » Cinq ans plus tard, sœur Fiorella, chargée de refouler les minijupes à l’entrée de la basilique Saint-Pierre de Rome fait une dépression nerveuse. Elle reconduisait chaque jour plus de 2.000 touristes.
La minijupe s’inscrit dans le mouvement féministe entamé dès la fin des années 60. Reléguée au second plan par les jupes hippies des seventies, elle fait un grand retour, portée par des personnalités en vue dans les années 80 : le top-modèle Cindy Crawford ou la chanteuse Stéphanie de Monaco. Aujourd’hui elle a sa place dans toutes les garde-robes mais a perdu sa dimension symbolique et revendicatrice.
“C’est la fonction qui fait le vêtement”
Coqueline Courrèges, directrice de la maison de couture Courrèges, épouse de son fondateur André Courrèges, revient pour France-Soir sur les origines de la minijupe.
« Qu’est-ce qu’un futur grand couturier ? En 1952 c’est un homme marié dont la femme porte talons hauts, jupe longue et serrée, une constante représentation qui ne peut pas faire grand-chose de son corps. Dans les années 1960 la femme a changé, elle est une mère de famille qui travaille, conduit une voiture et voyage en avion. La véritable révolution vient de l’ensemble pantalon qui apparaît en 1962, épouse pour la première fois la morphologie des jambes et ne gêne pas la pliure du genou. En un sens c’est de la tunique-pantalon que vient la minijupe. Et elle-même est née de la disparition des corsets et des soutiens-gorge. Le raccourcissement vient donc par les épaules… Car à la tunique succèdent les robes trapèze, à bretelles ou manches courtes. L’arrivée des collants permet de libérer encore les jambes et de passer au-dessus du genou sans peur de laisser voir porte-jarretelles ou petite culotte.
C’est parce que Courrèges a compris que l’esthétique ne peut être distinguée de la dimension pratique du vêtement qu’il a créé des ensembles pantalon et des minijupes. Et c’est précisément de là que vient son succès. La plupart des autres couturiers ne raisonnaient pas alors en termes de fonctionnalité. Il faut remettre la couture dans un contexte plus général pour en comprendre les évolutions. Chaque vêtement est lié à une fonction, une culture, un pays, un âge ; une femme vivante en somme. »
Source FranceSoir
©Mathilde Froment et Lucie Oriol, le jeudi 23 juillet 2009 à 04:00
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