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26/08/2009

Bienvenue dans la vraie vie des femmes

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Documentaire (Société)

 

 MERCREDI 26 AOÛT 2009 / 22H15    
 
Documentaire de Virginie Lovisone et Agnès Poirier (France, 2009). 80 mn. Inédit

Obtention du droit de vote, légalisation de l'avortement, apparition de la machine à laver, généralisation de la contraception, reconnaissance du viol comme crime, accès au monde du travail : en un siècle, les conditions et les droits des femmes ont progressé plus vite qu'en deux millénaires. Alors pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Car même si les jeunes femmes interrogées au début du documentaire d'Agnès Poirier s'estiment satisfaites de la place que la société française leur accorde, les inégalités entre les sexes restent criantes. La preuve en une cascade de chiffres dispensés dans ce film de salut public, qui épingle les stéréotypes nocifs, visibles et invisibles, à l'oeuvre dans les médias, l'éducation, le monde du travail et jusque dans les livres pour enfants. Rien de neuf sous le soleil malheureusement. Mais la volonté d'exhaustivité de l'enquête et ses effets d'accumulation - qui frôlent parfois le catalogue indigeste - donnent le vertige.


De nombreux intervenants, sociologues, psychologues, témoins démantèlent magistralement le fonctionnement pervers du système. Les solutions tiennent, elles, dans le creux de la main. La thèse d'un réajustage d'ordre économique semble être ici privilégiée. En 2008, Nicolas Sarkozy s'était d'ailleurs engagé à faire voter une loi censée sanctionner les entreprises n'employant pas assez de femmes aux postes clés. On attend toujours.

Florence Broizat

Télérama, Samedi 9 mai 2009

16/08/2009

Des noms de femmes pour nos rues : aujourd'hui, Louise Weiss

des-noms-de-femmes-pour-nos-rues-aujou-1850833.jpg.jpgVoici le sixième et dernier volet de l'article qu'Alain Fernagut a consacré aux femmes qui ont donné leur nom à des rues d'Armentières. Aujourd'hui, Louise Weiss.

 

La rue Louise-Weiss a vu le jour en 2004, en même que les rues de Litomerice et Maurice-Schuman, formant ainsi un ensemble de 79 maisons. Elle fut construite à l'endroit où se trouvaient auparavant des friches industrielles, soit la filature La Cotonnière et l'usine textile Dufour-Lescornez. Cette rue était la 219e rue d'Armentières et la cinquième à se voir attribuer un nom de femme. Ce qui fait que 56,82 % des rues portent des noms de personnalités masculines, et seulement 2,27 % des noms de personnalités féminines (40,91 % d'entre elles portent d'autres dénominations).

Journaliste et féministe

Louise Weiss est née à Arras en 1893 et décédée à Paris en 1983. Elle était une journaliste et féministe française. À l'âge de 21 ans, elle fut reçue à l'agrégation de lettres. Infirmière pendant la Première Guerre mondiale, elle fonda et dirigea l'Europe nouvelle (1918-1934), une revue de politique internationale, dans laquelle elle défendait la paix et la coopération entre les peuples. Après 1918, partisane de la Société des Nations, elle appuya la politique de rapprochement avec l'Allemagne initiée par Aristide Briand, prônant, comme ce dernier, la création des États-Unis d'Europe.

Déçue par la SDN et inquiète de la dégradation de la situation internationale, elle quitta l'Europe nouvelle en 1934 pour se consacrer à une autre cause, celle des droits des femmes. Elle fonda la Femme nouvelle, un mouvement féministe qui revendiquait essentiellement le droit de vote pour les femmes.

À partir de 1942, elle entra dans la Résistance, sous le nom de Valentine. Après la guerre, et jusqu'à la fin des années 1960, elle multiplia les voyages dont elle rapporta des films documentaires et dont elle tira des récits. Élue au Parlement européen en 1979, elle fut la doyenne de cette Assemblée.

Une oeuvre importante

Louise Weiss a laissé une oeuvre importante : des romans (La Délivrance, 1936 La Marseillaise, 1945-1947 Sabine Legrand, 1951 Dernières Voluptés, 1979), des pièces de théâtre, des essais, des récits de voyage et des mémoires (Mémoires d'une européenne, 1968-1976).

La fondation Louise Weiss, créée en 1971, attribue chaque année un prix destiné à récompenser un individu ou une institution «  ayant contribué à l'avancement des sciences de la paix, à l'amélioration des relations humaines et aux efforts en faveur de l'Europe ». •

11/08/2009

Des noms de femmes pour nos rues

des-noms-de-femmes-pour-nos-rues-une-p-1840668.jpg.jpgVoici le troisième volet d'un article d'Alain Fernagut consacré aux rues d'Armentières qui rendent hommage aux femmes.

 

Rue Hélène-Boucher De nombreuses rues du quartier Île de Flandre à Armentières portent des noms évoquant l'aviation. Les premières qui furent construites sont la rue de Messines prolongée et l'avenue Nationale en 1885, devenues respectivement rues Raimond-Lis et Védrines en 1936. Puis, ce furent l'avenue Jules-César en 1901 et la cité Biébuyck en 1911, appelées rue Roland-Garros en 1936 et la rue Coli en 1960. Enfin, la rue Guynemer ouverte en 1930, et la rue Marc-Bonte en 1931, dénommée rue Nungesser elle aussi en 1936. Aussi, en 1963, quand ce quartier vint s'agrandir d'un ensemble de quatre rues, il fut tout naturel de leur donner des noms d'aviateurs célèbres. Elles furent baptisées « Montgolfier », du patronyme des deux frères, Joseph et Étienne, inventeurs des premiers aérostats « Jean Mermoz », le premier à faire la double traversée de l'Atlantique Sud en 1933 « Antoine de Saint-Exupéry », aussi écrivain, qui disparut au large de la Corse en 1944 lors de la Seconde Guerre mondiale et « Hélène Boucher ».

En 1963, Armentières comptait 172 artères 98 portaient des noms d'hommes et Hélène Boucher était le deuxième nom de femme donné à une de ses rues. Il y avait bien eu la rue Jeannette, ouverte en 1911, mais débaptisée en 1936, comme de nombreuses rues le furent cette année-là au profit de la rue des Sports.

On ne sait pourquoi mais il se peut que cette Jeannette-là n'était pas un nom de femme célèbre, mais plutôt le prénom de l'épouse de celui qui créa la rue.

Et que penser si l'on avance qu'une « jeannette » est aussi une planche à repasser, ou encore une croix d'or suspendue au cou... Hélène Boucher est née le 23 mai 1908 à Paris et décédée le 30 novembre 1934 à Guyancourt (Yvelines). C'est en juillet 1930, à Orly, qu'elle grimpa pour la première fois dans un biplan à deux places, un De Havilland Gipsy Moth, pour faire un baptême de l'air. Elle fut tellement enthousiasmée qu'elle ne quitta plus l'aviation. Elle passa son brevet de pilote, qu'elle obtint le 20 mars 1931, puis son brevet de transport public en juin 1932.

Elle enchaîna alors les compétitions et les raids. Embauchée chez Caudron-Renault, elle se spécialisa dans les records de vitesse qu'elle pulvérisa méthodiquement. Mais le 30 novembre 1934. lors d'un vol d'essai, son appareil, un Caudron Rafale, passa sur le dos à l'atterrissage et s'écrasa. Elle fut tuée sur le coup.

Source La Voix du Nord

09/08/2009

"Le combat pour le droit des femmes est universel"



«Nous devons sensibiliser le Soudan pour qu'il signe la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes», estime Nadine Morano.


INTERVIEW - La secrétaire d'État à la Famille a eu vendredi un entretien téléphonique avec Loubna al-Hussein, la journaliste soudanaise qui risque 40 coups de fouet pour avoir porté un pantalon.

LE FIGARO. - Pourquoi avez-vous pris contact avec Loubna al-Hussein ?
Nadine MORANO. - Le droit des femmes fait partie de mes compétences et à ce titre j'avais pris connaissance de sa situation. Lorsque les femmes se lèvent avec courage comme Loubna et disent non aux violences et à l'injustice, quand elles réclament l'égalité, il faut être à leurs côtés. Son combat juste et légitime dépasse les frontières. C'est tout le sens du soutien de la France, que le président de la République lui a clairement exprimé. Le combat de Loubna n'est pas seulement le sien. Elle se bat pour des milliers de Soudanaises, et elle se bat aussi pour le respect de l'article 1 de la Constitution intérimaire de 2005, qui affirme la dignité, l'égalité, la justice, le respect des droits de l'homme et des libertés. Loubna Ahmed al-Hussein veut aussi démontrer que l'article 152 du Code pénal soudanais, qui punit de la flagellation une femme pour le port de pantalon sous prétexte d'atteinte à la décence publique, n'est pas conforme à la Constitution. Voilà pourquoi la France sera toujours à ses côtés.

Le Soudan n'est pas le seul pays où le droit des femmes n'est pas respecté…
Nadine MORANO. Le combat pour les droits des femmes est quotidien et universel. Et on ne peut que se réjouir de l'implication personnelle du président de la République sur ce sujet. On gagne en efficacité lorsque les hommes sont à nos côtés ! Quand on a mené ces combats-là. Loubna al-Hussein me fait penser à Louise Michel, à Olympe de Gouges, à Pauline Kergomard, la première femme membre du Conseil supérieur de l'Instruction publique. Savez-vous que le Code Napoléon interdisait, lui aussi, le port du pantalon aux femmes ? Cet article n'a été supprimé qu'en 1909. Et encore, le nouveau texte autorisait le pantalon à condition que l'on tienne à la main une bicyclette ou un cheval… En France, à l'époque, «les mineurs, les femmes mariées, les criminels et les malades mentaux» n'avaient aucun droit juridique. Et, plus près de nous, j'avais 2 ans, en 1965, quand les Françaises ont eu le droit d'ouvrir un compte en banque à leur nom. Mais des combats, il y en a d'autres à mener. En France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon. Je souhaite que l'on enseigne dès l'école aux petits garçons que l'on n'a pas le droit de porter la main sur une femme, mais aussi que l'on expérimente le procédé du port du bracelet électronique pour les conjoints violents comme en Espagne. C'est un débat que je souhaite porter au niveau du gouvernement.

Les pressions exercées par l'Occident ne risquent-elles pas de se révéler contre-productives ?
Nadine MORANO. Au contraire, la pression internationale peut amener à réfléchir, voire à infléchir une situation, on l'a déjà vu. Loubna a besoin d'une mobilisation internationale, a besoin des médias, qu'elle souhaite d'ailleurs remercier pour leur aide. Tout en respectant sa souveraineté, il est toujours intéressant d'amener un pays à s'interroger sur l'application de sa propre Constitution, sur la ratification des conventions internationales qu'il a signées et leur mise en application. Nous devons sensibiliser le Soudan pour qu'il signe et ratifie la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

L'avez-vous invitée à Paris ?
Nadine MORANO. Elle envisage de se rendre à Paris, mais pas dans l'immédiat. Je lui ai dit que je l'accueillerai avec un grand plaisir avec une délégation de femmes de tous horizons, au-delà des clivages politiques. Notre engagement à toutes dépasse ces horizons !» Le pantalon de Loubna divise le Soudan

Propos recueillis par Pierre Prier

Source Le Figaro

05/08/2009

Femmes3000 Japon

 

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En consultant le site internet Femmes 3000, vous avez probablement constaté qu’une version japonaise de notre site est en ligne : cliquer ici

Elle a été développée par Philippe Berthet, partenaire de Femmes 3000, un français qui depuis 40 ans fait de la promotion d’activités françaises au Japon. Philippe Berthet connaît bien Pierre NOEL, notre contact au Sénat.

Ce site Femmes 3000 Japon répond à un triple objectif :

 

1. Faire connaître au Japon, de manière globale,  la Fédération Femmes 3000, son rôle en France et ses principales activités.
Des informations de bases sont déjà sur le site et elles seront complétées par l'édition régulière d'articles sur les membres de la fédération qui s'intéressent au Japon.
Pour y participer, veuillez envoyer vos informations directement à Philippe Berthet.

 

2. Permettre aux femmes Japonaises de participer aux activités de l'association, soit directement, soit en se regroupant au sein d'une Association "Femmes 3000 Japon" dont nous étudions la création.

 

3. Permettre aux membres français de la Fédération de développer leurs activités professionnelles au Japon. Philippe BERTHET vous propose ainsi 3 options :

· Option A -  vous réaliser un mini-site internet en langue japonaise sur votre société et sur les produits que vous souhaitez vendre au Japon. Ce site sera réalisé en collaboration avec vous.
Forfait de 250  EUR HT

· Option B - faire votre promotion via les réseaux dont il dispose. Prix : consulter Philippe BERTHET

· Option C - mettre en vente vos produits via un site de vente géré par un de ses partenaires japonais. Prix : consulter Philippe BERTHET

 

La promotion au Japon de la fédération Femmes 3000 (points 1 et 2) est bien entendu faite de manière bénévole par Philippe BERTHET.