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11/08/2009

Des noms de femmes pour nos rues

des-noms-de-femmes-pour-nos-rues-une-p-1840668.jpg.jpgVoici le troisième volet d'un article d'Alain Fernagut consacré aux rues d'Armentières qui rendent hommage aux femmes.

 

Rue Hélène-Boucher De nombreuses rues du quartier Île de Flandre à Armentières portent des noms évoquant l'aviation. Les premières qui furent construites sont la rue de Messines prolongée et l'avenue Nationale en 1885, devenues respectivement rues Raimond-Lis et Védrines en 1936. Puis, ce furent l'avenue Jules-César en 1901 et la cité Biébuyck en 1911, appelées rue Roland-Garros en 1936 et la rue Coli en 1960. Enfin, la rue Guynemer ouverte en 1930, et la rue Marc-Bonte en 1931, dénommée rue Nungesser elle aussi en 1936. Aussi, en 1963, quand ce quartier vint s'agrandir d'un ensemble de quatre rues, il fut tout naturel de leur donner des noms d'aviateurs célèbres. Elles furent baptisées « Montgolfier », du patronyme des deux frères, Joseph et Étienne, inventeurs des premiers aérostats « Jean Mermoz », le premier à faire la double traversée de l'Atlantique Sud en 1933 « Antoine de Saint-Exupéry », aussi écrivain, qui disparut au large de la Corse en 1944 lors de la Seconde Guerre mondiale et « Hélène Boucher ».

En 1963, Armentières comptait 172 artères 98 portaient des noms d'hommes et Hélène Boucher était le deuxième nom de femme donné à une de ses rues. Il y avait bien eu la rue Jeannette, ouverte en 1911, mais débaptisée en 1936, comme de nombreuses rues le furent cette année-là au profit de la rue des Sports.

On ne sait pourquoi mais il se peut que cette Jeannette-là n'était pas un nom de femme célèbre, mais plutôt le prénom de l'épouse de celui qui créa la rue.

Et que penser si l'on avance qu'une « jeannette » est aussi une planche à repasser, ou encore une croix d'or suspendue au cou... Hélène Boucher est née le 23 mai 1908 à Paris et décédée le 30 novembre 1934 à Guyancourt (Yvelines). C'est en juillet 1930, à Orly, qu'elle grimpa pour la première fois dans un biplan à deux places, un De Havilland Gipsy Moth, pour faire un baptême de l'air. Elle fut tellement enthousiasmée qu'elle ne quitta plus l'aviation. Elle passa son brevet de pilote, qu'elle obtint le 20 mars 1931, puis son brevet de transport public en juin 1932.

Elle enchaîna alors les compétitions et les raids. Embauchée chez Caudron-Renault, elle se spécialisa dans les records de vitesse qu'elle pulvérisa méthodiquement. Mais le 30 novembre 1934. lors d'un vol d'essai, son appareil, un Caudron Rafale, passa sur le dos à l'atterrissage et s'écrasa. Elle fut tuée sur le coup.

Source La Voix du Nord

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